End of 2018 : various wines (Latour, Rousseau, Mastroberardino, ...)

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Laurent Gibet
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End of 2018 : various wines (Latour, Rousseau, Mastroberardino, ...)

#1 Post by Laurent Gibet » January 14th, 2019, 5:27 am

24/12/2018 :
Boisson-Vadot Meursault Grands Charrons 2008 : 16/20
Pas mal mais acidité un peu saillante. Une grande bouteille suivra quelques jours plus tard.

Coteaux du Layon Jo Pithon St-Lambert Clos des Bonnes Blanches 1997 : 17/20
Excellent, encore plus en hommage à l’année de naissance de ma fille Marie. Appréciable persistance gourmande équilibrée.


29/12/2018 à Molliets et Maa :
Le midi :
Champagne Manceaux premier cru Grande Réserve : 16,5/20
Moitié pinot, moitié chardonnay. Agréable et fin.

Champagne Gimonnet Oenophile Non Dosé 2012 : 18/20
Crayeux, strict, grand style.

Champagne Drappier Grande Sendrée 2008 : 18/20
Plus dodu (que Gimonnet), avec des fragrances mûres de pêche. Equilibre, finesse, longueur.

Vin de Savoie Belluard Le Feu 2015 : 15,5/20
Le rare cépage gringet donne ici un plutôt dense (le millésime veut cela), gourmand, sur les agrumes, la menthe. Je suis passé par Grüner Veltliner, chenin, altesse, …

Riesling Zind-Humbrech Rangen de Thann 2005 : 17,5/20
Riche, fumé, pour de belles saveurs de cumin, de prune, de verveine, de noix de coco. Le producteur (et le cru) sont pour le coup une hypothèse tentante.

Etienne Sauzet Puligny-Montrachet Les Champs Canet 2001 : 17/20
Une très belle bouteille, avec de la présence, de l’éclat.

Châteauneuf-du-Pape Pignan 2007 : 17,5/18
Immédiatement pensé Rayas … Un doute à un moment avec Bonneau en raison de la richesse ultime (mais parfaitement domptée par ce diable d’Emmanuel Reynaud) conférée par le millésime.

Coteaux du Languedoc Peyre-Rose Clos des Cistes 2002 : 16,5/17
Impression de syrah confite, dense. Notes de laurier, pointe de volatile. Pensé Cornas, Amarone aussi, avant de repartir vers la bonne piste (mais dans mon souvenir, ce 2002, comme dans le cas de Rayas, restait plus évanescent).

Pauillac Château Latour 1996 : 18,5/20
Indéniable classe médocaine (cassis, bouquet garni, cèdre, santal, …) pour un vin typé, distingué, panoramique, de grande tenue. Il commence à peine sa vie (en toute tranquillité). Sa puissance est à la fois fine et longue.

Margaux Bel Air Marquis d’Aligre 2003 : 16,5/17
Un vin qui va s’installer peu à peu dans le verre (avec un air initial de pinot bourguignon). Matière très mûre, mais sans manque d’acidité. Notes d’estragon, de miel … et finalement cette signature orientale (tout en restant aquitaine) du domaine.
Rappel – Verticale BAMA – 2/4/2010
2. Margaux : Château Bel Air-Marquis d'Aligre Grand Cru Exceptionnel 2003 - 12,5°
L’après-midi : DS15,5+ - PR15,5 - CD15,5. Cr par Philippe Ricard
Parure très proche de la précédente (rubis, moyennement sombre, plutôt terne), avec peut-être une très légère inclinaison orangée en bordure.
Une des expressions les plus immédiates et généreuses de la série... Griotte un peu confite, fraise écrasée, figue, marmelade, pointe de chocolat, une maturité qui a pris quelque peu ses aises, mais sans vulgarité. Nous sommes par contre loin de Bordeaux, entre évocation de grenache (on parle de Rayas...) ou de pinot très mûr.
La matière a sans aucun doute capté la maturité du millésime, mais sans ses excès... Plus ronde, plus riche, plus gourmande, elle semble irrésistible, aidée par un regain de fraîcheur (la force du cabernet ?) dans une finale sur le menthol, voire l’eucalyptus ; l’aération révèle par contre une pointe de sécheresse.
Le soir : DS16 - PC16 - LG15,5 - MS16 - PM16. Cr par Laurent Gibet
Couleur un peu plus soutenue.
Nez mûr, riche, figué (mais sans excès), bien plus expressif : confiture de fraises, gelée de cassis, herbes aromatiques, viande rôtie, soupçon de champignon.
Matière plus charnue, prenant des formes, avec des tannins un peu plus présents, en même temps. Lui laisser du temps pour s'affiner.

Aviet Vin Jaune 2006 : 16,5/20
Beau vin mais pas totalement abouti sur ce millésime.

Jerez Lustau Moscatel Emilin : 16,5/17
Le muscat fortifié andalou se manifeste bien ici (figue, abricot, thym).



Le soir :
2016er Karthäuserhof Eitelsbacher Karthäuserhofberg Riesling Spätlese (AP 8/17) : 16,5/17
Par sécurité, j’ai repris ici la nomenclature implacablement méticuleuse du spécialiste David Rayer 
Mosellan dans l’âme (Ruwer, de fait, et cet aspect peut-être un peu plus éthéré), agrumes et menthe ; légèreté d’ensemble (une bayadère).

Argentine Zuccardi Zeta 2012 : 14/20
Comme dans le cas des jours suivant, ce vin (impliquant du malbec et 14% de cabernet-sauvignon) restera plutôt impossible à identifier. Je le trouve surtout disharmonieux (sucrosité et acidité en collision).

Vignetti delle Dolomiti Foradori Granato 2005 : 16/20
Cépage Teroldego. Une sensible volatile dans une expression véloce, avec du fond. Notes marquées de suie pour imaginer un montepulciano d’Abruzzo ou une barbera.

Taurasi Mastroberardino Radici Riserva 2009 : 16/20
Joli sève, à la fois mûre/confite et acide, avec une touche empyreumatique (Vincent voit dans cet aglianico un clin d’œil à Châteauneuf).

Brunello di Montalcino Conti Costanti Riserva 2006 : 16,5/20
Viandé, fin, peu tannique, avec un soutien acide (transalpin ?) sans tapage.
Rappel :
Conti-Costanti Brunello di Montalcino Riserva 2006 : 15,5/16 – 8/7/2017
Profil très transalpin, un peu nebbiolo, plutôt sangiovese (acidité marquée, tannins bien présents). Proche du 2004 goûté en novembre 2013.


30/12/2018 à Molliets et Maa :
Vacqueyras Domaine de Boissan 2017 : 14,5/15
Bien fait, fruité, équilibré.

Champagne Laurent Gabriel Premier Cru 2002 : 17/20
80% de pinot noir pour ce champagne de caractère.

Rémy Gresser Riesling Wiebelsberg 2004 : 16,5/20
On aura un moment un doute sur une possibilité de complantation (l’apport éventuel de la douceur parfumée des cépages pinot gris et/ou gewurztraminer). Pensé 2002, François (Breteau) 2004. Il détecte avec son grand nez (je sais la formule ambigüe) des notes de gentiane (que moi je ne décèle pas). 

Château de Coulaine Chinon La Diablesse 2014 : 15,5/20
Animal (mais pas brett), riche comme le veut le millésime.

St-Emilion Chapelle d’Ausone 2004 : 17/20
Un vin qui doit s’ébrouer pour exprimer une nature riche, profonde, dense et fine, avec des saveurs encore assez réservées de poivron rôti, de menthe, de graphite, de camphre. A peine prêt à boire, minéral, en mode assez logiquement austère.

Margaux Château Palmer 1990 : 17,5/20
Elégance margalienne (pourquoi pas BAMA ?), joli fruit, accents délicatement fumés (Pessac ?). Doux, svelte, frivole … et aucune incompatibilité avec le sérieux d’un magnifique vin en apogée.

St-Julien Ducru-Beaucaillou 1970 : 17,5/20
Fringant, acidulé, longiligne. Ce vin sapide, plus tout jeune mais pour autant très alerte, termine magistralement une remarquable série bordelaise. Les bouteilles se vident dans une bonne humeur rassérénante …


30/12/2018, au Pian :
Lustau Pedro Ximenez 100 Anos Murillo : 17/20
Un PX particulièrement complexe et digeste.


31/12/2018 au Pian :
Champagne Briaux-Lenique Extra Brut Perle de Craie 2012 : 16,5/17
Beau dosage, finesse, gourmandise.

Champagne Jacquesson 2002 : 17,5/20
Effervescence de grande qualité, friande, solide et joyeuse à la fois. Ravi de retrouver un Champagne de ce domaine.
Rappels (entre autres) :
a. Restaurant MA-SA (Paris)
Champagne Jacquesson 2002 : 17/20 - 20/9/11
Très agréable, mûr (pêche) et gourmand. Une réussite, énergique, savoureuse.
a. Réveillon 2011 chez Maxime :
Champagne Jacquesson 2002 : 16,5/17
Bien en place, fin.

Mosel Markus Molitor Urziger Würzgarten Riesling Auslese ** 2013 (AP 45/14) : 17/20
La collerette verte annonce un vin en style demi-sec (sur la contre-étiquette, le domaine prévient d’un vin à la finale plutôt sèche). Richesse modérée en effet pour une bouteille bien en place, gorgée d’agrumes et d’épices, très friande.

Champagne Lanson Noble Cuvée 2000 : 16,5/17
Plutôt strict, citronné, il s’apparie sans jurer avec les huîtres.

Boisson-Vadot Meursault Grands Charrons 2008 : 18/20
La semaine dernière, je n’ai pas été totalement convaincu par la bouteille sortie de ma cave. Ce soir en revanche, le vin scintille, avec ses accents grillés affriolants (Leflaive Clavoillon ? Auvenay ?, Coche-Dury ? Boisson-Vadot ?). Suit une matière parfaitement sculptée, qui porte le chardonnay très haut.

Joseph Matrot Puligny-Montrachet Les Chalumeaux 2009 : 17/20
On peut bien prendre un Puligny pour un Chassagne après avoir pris un Meursault pour un Puligny … 
Excellent vin riche, légèrement caramélisé, copieux certes mais qui évite le piège de la lourdeur.

Chavy-Ropiteau Meursault Charmes 1994 : 16/20
Pas facile et j’ai initialement pensé à un Pessac-Léognan (Domaine de Chevalier ? Laville Haut-Brion et son fort taux de sémillon ?). Peu à peu, le chardonnay se manifeste dans une expression plus toute jeune (oxydation sensible) mais de belle facture, encore plus vu le millésime.

Géorgie Imereti Nikoladze 2010 : 15/20
70% tsitska, 30% tsolikouri.
Agrumes et notes terreuses font penser à un vin orange. Le palais doit un peu s’adapter à ce style. Il me semble que le message reste un peu laconique sur une structure lâche.
Pour info :
a. juin 2015 – série de vins géorgiens :
Nikoladzeebis Marani (Ramaz Nikoladze) Tsolikouri 2014 Nakhshirgele/Terjola (Imereti)
14/14,5
Fermentaire, citronné, acide. Manque de densité et de longueur.
b. Géorgie (région Imereti) Tsolikouri "Nikoladzebis Marani" 2011 : 14/20 – 3/11/12
Notes d’orange amère, de cidre (pêche et amande, aussi). Impression tannique en bouche pour ce « vin orange » insolite, obtenu par macération des peaux.

Châteauneuf-du-Pape Chapoutier Barbe-Rac 2009 : 15,5/20
Senteurs de cerise confite et de camphre pour une matière dense, particulièrement rebondie, exubérante, limite saturante (le domaine + l’appellation + le millésime en équation prémonitoire).

Brunello di Montalcino Il Poggione Riserva 1998 : 15/20
Viandé, légèrement sucré avec cependant un fond acide. Cuir, soja. Je penserai à Bandol ou encore au cépage aglianico.
Rappel (entre autres) :
Brunello di Montalcino Il Poggione riserva 1988 : 15,5/20 – 2/11/13
Présentation un peu intransigeante avec un duo acide/tannin conséquent. Pointe de quinquina pour trahir l’origine. Restera à trancher entre nebbiolo et sangiovese.

Roberto Voerzio Barolo Cerequio 2001 : ED
Sans âme, boisé, sec, encalminé.
Rappel :
Barolo Voerzio Cerequio 2001 : (12/20) – été 2016
Présentation trop vieillie (sauce soja), avec une once de tannins. Gros doute sur la qualité du flacon.

Châteauneuf-du-Pape Clos des Papes 2004 : 16/20
Pas facile à cerner puisque fuseront des pistes diverses : cabernet-franc, Barolo, …
Solaire et tannique, inflexions végétales … un vin qui ne cause pas trop.

Châteauneuf-du-Pape Marcoux Vieilles Vignes 2003 : 17/20
Grosse cavalerie pour cette cuvée solaire (liqueurs de fruits, fumée, grenadine, herbes aromatiques multiples, …). Puissance doucereuse dans un exercice de style finalement assez convaincant, suffisamment fin et pas rédhibitoirement (je sais, c’est un néologisme) lourd.

Rousseau Gevrey-Chambertin Clos St-Jacques 1999 : 18,5/20
Style maison (cumin, ras el-hanout, fleurs, kirsch, …) pour un vin magnifique, parfaitement défini, en quelque sorte indiscutable, qui passe comme une lettre à la poste. Equilibre magistral, qui manque je crois à pas mal de 1999, un peu trop empesés.

Haut-Médoc La Lagune 1982 : 16/20
Un vin un peu versatile, qui va nous demander une certaine patience. Au premier abord, le vin semble bien fatigué, réfractaire, presque liégeux. L’air vient à son secours et on converge peu à peu vers une trame tout à fait correcte (en termes de densité et de vie) mais un peu sévère (cette sévérité pouvant être vue comme une illustration du concept de plafond de verre dans le monde du vin, en tout cas si l’on convoque le classement de 1855).

Pierre-Bise Coteaux du Layon Beaulieu Les Rouannières 1995 : 17/20
Liqueur de qualité, titillante, plus chenin que furmint.

Vinicola Hidalgo y Cia Amontillado Viejo (Very Old Dry Amontillado) : 17/20
Je vais ici tomber dans le piège en proposant un Madère très sec, à base de sercial (cette acidité de citron vert). Sinon, excellent vin fortifié.

Domaine des Baumard Quarts-de-Chaume 1982 : 16,5/20
Gentiane, sucre d’orge, sucre estompé. Je penserai d’abord à un Vouvray de Foreau.

Barbadillo Jerez San Rafael Oloroso Dulce : 17/20
On brouille encore un peu les pistes avec un Oloroso impliquant une nette sensation finale sucrée qui peut entraîner vers Madère voire Porto, en mode tawny (elle m’éloigne en tout cas d’un Oloroso, qu’il soit de Jerez ou de Montilla-Moriles) … Sinon, excellent vin fortifié.
Last edited by Laurent Gibet on January 14th, 2019, 4:53 pm, edited 3 times in total.
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Joshua Kates
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Re: End of 2018 : various wines

#2 Post by Joshua Kates » January 14th, 2019, 6:47 am

Nice notes as always, Laurent,

Thanks--interesting about your two quite different experiences w/the Buisson-Vadot, and also the comparison with the Matrot!

Cheers,
Josh

Laurent Gibet
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Re: End of 2018 : various wines

#3 Post by Laurent Gibet » January 14th, 2019, 7:05 am

Joshua,

Thank you and sorry for my french ...

Boisson-Vadot (not Buisson-Charles, who also produces interesting Meursault).

Latour 1996 and Rousseau Clos St-Jacques 1999 particularly shined ...
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Joshua Kates
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Re: End of 2018 : various wines (Latour, Rousseau, Mastroberardino, ...)

#4 Post by Joshua Kates » January 14th, 2019, 10:52 am

Je comprends, Laurent,

Mais, malheureusement, je n'achetarai pas des Latour et des CSJ. (Or something to that effect.)

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Markus S
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Re: End of 2018 : various wines (Latour, Rousseau, Mastroberardino, ...)

#5 Post by Markus S » January 14th, 2019, 11:23 am

Laurent Gibet wrote:
January 14th, 2019, 5:27 am
Vin de Savoie Belluard Le Feu 2015 : 15,5/20
Le rare cépage gringet donne ici un plutôt dense (le millésime veut cela), gourmand, sur les agrumes, la menthe. Je suis passé par Grüner Veltliner, chenin, altesse, …
Although I haven't had the 2015 yet, I've had several vintages in the past and thought it should score higher. I've always loved the interplay of textures and weight of this wine, sometimes light and airy, other times feeling like an upper Rhone rousanne from near the Swiss border.
$ _ € ® e . k @

Laurent Gibet
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Re: End of 2018 : various wines (Latour, Rousseau, Mastroberardino, ...)

#6 Post by Laurent Gibet » January 14th, 2019, 4:45 pm

Markus,

The richness of 2015 perfectly fits this gringet.
I could blind thought Chignin-Bergeron (roussanne) ou perhaps Switzerland (petite arvine rather than Amigne de Vétroz - more alcooholic - or Chasselas).
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Karl K
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Re: End of 2018 : various wines (Latour, Rousseau, Mastroberardino, ...)

#7 Post by Karl K » January 14th, 2019, 9:09 pm

Like the descriptive term sapid; I use it in English sometimes.
K a z a k s

Laurent Gibet
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Re: End of 2018 : various wines (Latour, Rousseau, Mastroberardino, ...)

#8 Post by Laurent Gibet » January 15th, 2019, 2:32 pm

Karl,

Sapidity for an excellent aged but still alive Ducru-Beaucaillou 1970 ... (the greatness of Bordeaux at its best).
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Jayson Cohen
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Re: End of 2018 : various wines (Latour, Rousseau, Mastroberardino, ...)

#9 Post by Jayson Cohen » January 15th, 2019, 6:26 pm

Laurent Gibet wrote:
January 15th, 2019, 2:32 pm
Karl,

Sapidity for an excellent aged but still alive Ducru-Beaucaillou 1970 ... (the greatness of Bordeaux at its best).
Laurent, your bottle doesn’t actually sound like a perfectly sound specimen. (I have had a range.) Good bottles have richness and bright fruit that weren’t apparent from your note.

Laurent Gibet
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Re: End of 2018 : various wines (Latour, Rousseau, Mastroberardino, ...)

#10 Post by Laurent Gibet » January 15th, 2019, 11:41 pm

Jayson,

This Ducru 1970 had a bright fruit and I can agree that it perhaps was not as rich as it should have been, on this vintage (if I compare, for example, with the wonderful Margaux Bel Air Marquis d'Aligre 1970).
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